Pyrénées 2009 Mercredi 14 Octobre

wink smile smile cool eek mad mad mad confused rolleyes cry !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Mais qu'est-ce qu'il nous fait encore ?
Oh, timidement, ce n'est que moi qui vient vous ........HURLER DANS LES PAVILLONS DE VOS OREILLES ENCORE DANS LE SOMMEIL !!! Debout !!! c'est l'heure !!!!
Il est maintenant 8 heures, et il est temps d'émerger ! 
Bonjour à vous, les jeunes, avez-vous bien dormi ?
Et hop ! En un éclair nous voilà tous debout autour de la table afin de préparer le petit déjeuner. Pain, confiture, miel, beurre, thé et café. Comme la veille, nous nous sommes prélassés, sachant que le temps jouait en notre faveur. Je ne parle pas ici du temps météo, mais plutôt du temps chrono. Eh oui, que voulez-vous, les vieux réflexes dont on a du mal à disparaître...Bien sûr, la toilette a été faite en bonne et due forme, et c'est frétillant et beaux comme des astres que nous avons pris nos vélos. Avant de continuer, il faut savoir que nous avons fêté comme il se doit l'anniversaire de notre cher Alain 2. Nous avions deux jours d'avance, mais Eric, le "fiston" et capitaine, avait décidé de lui offrir un corsaire pour remplacer son cuissard de... "clochard" ! Oh ! le bougre s'est bien laissé faire malgré son aversion pour tout ce qui est mode. Mais il a dû reconnaître qu'il se sentait sacrément bien dans cette tenue. Elle était chaude et souple. Eric avait gagné. Son père serait plus présentable, quoiqu'il en dise et quoiqu'il en pense ! Et nous, les copains, nous l'avons trouvé très bien dans cette tenue qui lui allait comme un "gant" (oh ! pardon, comme un corsaire !)... La parenthèse étant fermée, j'en reviens donc à nos vélos que nous avons bien vérifiés avant de nous rendre à la case départ, je veux dire l'entrée du camping. Alain 2, dont c'est la spécialité, a vérifié la pression de chaque pneu. Des roues bien gonflées sont le gage d'une absence quasi certaine de crevaison. Alain 1 et Eric ont fini leur préparation (enlever les protèges cales pour l'un et mettre ses chaussures pour l'autre). Et voilà ! tout ce petit monde se retrouve en selle pour effectuer, avec quel plaisir ! les premiers coups de pédale...en descente, comme la veille). Nous savions déjà, par Eric, que nous reviendrions par la route qui domine le camping, à notre gauche en sortant. Eric nous avait aussi prévenu que ce ne serait pas une partie de plaisir car la côte qui nous y amenait n'était pas piquée des vers...Mais, que voulez-vous que cela nous fasse, ce matin, à 10 heures, alors que nous partions pour la journée avec, au programme le Col d'Aubisque (1709 m) suivi du Col de Soulor (1474 m).  
Et comme la veille, nous nous sommes régalés à parcourir les quelques 13 kilomètres qui nous séparaient du fameux Y. Bien sûr, la halte traditionnelle de notre consciencieux capitaine, à Laruns, a poussé nos organismes à l'effort suprême : gravir cette petite côte d'un peu plus de 500m de long. Eric, dans la fougue de sa jeunesse, ne se rendait pas bien compte de l'effort surhumain qu'il nous imposait là, à peine sortis de notre sommeil et les jambes encore toutes flageolantes de la torpeur de la nuit, si douce, si calme, si tranquille, bref, des jambes qui auraient volontiers attendu encore un peu avant de fournir ce type d'effort. Mais, comme à son habitude, tout à l'écoute de ses protégés, Eric est revenu du tableau d'affichage de la météo, comme la veille, avec un sourire qui en disait long. Beau temps et pas de vent pour toute la journée. cool cool biggrin biggrin biggrin biggrin eek eek rolleyes
Avant de continuer, je dois vous quitter, vue l'heure avancée de la nuit. Eh oui, je travaille tard pour vous....A demain donc pour la suite des événements.
C'est bon, je suis réveillé, debout et en état de poursuivre ma narration.
Au Y, temps de recueillement. Nous avons contemplé avec une certaine nostalgie la courbe de niveau du parcours de la veille, vers le col du Pourtalet. Eh oui, un col dans la musette ! En nous retournant vers la gauche nous avons eu devant les yeux le profil des 21 kilomètres d'ascension vers le col d'Aubisque. Oh ! C'était une tout autre musique ! Pente moyenne sur l'ensemble du parcours, 7.5 %. Le découpage par kilomètre était parlant ! Ce n'est pas difficile, le schéma du profil ressemblait étrangement à un véritable mur dont la partie terminale comprenait des passages à 9 et 10 %. Je vous fais grâce des détails concernant les 7, 8 et autres pourcentages de fou. Et, à la réflexion, pas un moment de répi ne nous est offert tout au long de l'ascension. Tant pis ! Nous sommes partis ce matin pour cette ascension. Nous n'allons pas nous dégonfler ! Et, pour commencer, si nous faisions un petit pissou ? Bien allégés, nous avons enfourché nos "bicyclettes" et nous avons commencé notre route en direction du but final. Tès belle route, bien revêtue, large, et dans un paysage de rêve. Les premiers lacets se sont présentés, la pente s'est durcie. Nous avions bien dans la tête le profil général de ce qui nous attendait. De plus, Eric, toujours lui, en bon capitaine, nous indiquait très précisément les moments délicats, les passages difficiles, les "coups de cul" à donner et, sublimes instants, les moments ou la pente était moins raide. Pensez donc ! Un 5 % après un 8 % ! Quelle aubaine ! Alors, tout contents, nous en profitions avec ivresse. Mais un fait est certain. Sans Eric, et c'est vrai, nous n'aurions pas passé de si bons moments dans une ascension aussi difficile.
cool wink eek biggrin smile rolleyes cool smile eek ! Mon Dieu ! Que de coupures dans l'écriture de ce compte rendu ! Mais j'y suis, et je continue.
Le capitaine est Là ! Fidèle à son poste de commande, tant pour les conseils que pour la présence et le réconfort moral. Tous, à des degrés divers, c'est vrai, nous avons eu besoin de son sourire, de ses mots d'encouragement, de ses prises de vue, de ses vidéos. Cela nous a permis de parcourir des hectomètres successifs sans trop les voir défiler, sans trop les ressentir dans les jambes. Et pourtant ! Les 30 kilomètres d'ascension d'hier, bien que longs, étaient loin de rivaliser avec les efforts nécessaires de ce jour. Hier, nous étions dans le domaine de la durée. Il fallait tenir, coûte que coûte. Aujourd'hui, avec cette ascension, nous sommes dans le domaine de l'intensité de l'effort. Et croyez-moi, cela n'a rien de comparable. Hier, des moments de repos s'offraient à nous par l'intermédiaire de passages moins pentus. Aujourd'hui, aucun moment de repos à attendre, si ce n'est, comme je vous le disais plus haut, une pente à 4 ou 5 % après un passage à 10 %. Mais là encore la magie des Pyrénées se montrait à nous dans toute sa splendeur, dans toute sa puissance. Les lacets successifs nous permettaient de contempler, non sans un certain étonnement, la dénivelée déjà parcourue. Mais aussi le panorama magnifique qui se découvrait à notre vue. Oui, nous étions fatigués, oui, nous ne pensions qu'à la route, oui, encore, nous portions nos efforts sur l'efficacité des coups de pédales. La respiration courte, haletante, bruyante parfois, était accompagnée d'un silence qui en disait long...Mais la volonté et la présence réconfortante de notre capitaine nous portaient chaque fois un peu plus loin, un peu plus haut. Nous voilà maintenant au lieu dit Les Eaux Bonnes. Nous venions de parcourir 4 kilomètres depuis le Y. Plus que 17 kilomètres d'ascension ! Mais çà, nous le gardions pour nous-mêmes en attendant de passer le cap de la mi-course. Et puis, cahin-caha, tantôt poussant sur le guidon, tantôt tirant sur ce même guidon, tantôt debout sur les pédales pour reposer nos muscles qui se durcissaient, nous grimpions, à notre rythme, tour de roue après tour de roue. Respiration régulière et décompression sonore accompagnaient le travail de nos jambes. Et alors, coup de théâtre ! Travaux, et circulation alternée ! Enfin ! un repos non compris dans la sortie ! Pourvu que le feu rouge ne se mette pas au vert à notre arrivée ! Eh, bien, vous le croirez ou non, nous avons dû mettre pied à terre. C'est à ce moment que nos langues se sont remises au travail. Nous en avions des choses à nous dire ! Les efforts consentis, la pente qui n'arrête pas de s'élever, les superbes panoramas que nous avions découverts depuis le départ, et ces magnifiques points de vue lors des changements de direction au moment des lacets. La fatigue ? Certes, elle était là. Il n'y avait qu'à regarder nos visages marqués pour constater l'intensité des efforts fournis. Ne vous inquiétez pas, nous avions encore des réserves pour continuer. Ce petit repos nous a fait le plus grand bien. Feu vert ! Nous repartons d'un coup de pédale léger. La route, large et belle, nous faisait un peu oublier le profil toujours plus sévère, toujours plus accentué. Et nous voilà dans les portions à 9 et 10 %. Nous serrons les dents et nous nous appliquons dans la conduite raisonnée de notre effort. Là encore, Eric n'a pas failli à son devoir ! Paroles d'encouragement, conseils et informations sur la suite des événements nous permettaient à chaque fois de passer les caps difficiles. Tiens ! A nouveau circulation alternée ! Comme plus haut, le feu est resté au rouge le temps que nous nous remettions de ces quelques kilomètres avalés. Et puis c'est à nouveau le redémarrage. Plein d'énergie, mais sans en faire trop. En effet, la suite de l'ascension nous réservait une toute petite surprise. Eric nous avait prévenu, fort heureusement. Passage à 13 % sur environ 100 à 150 mètres. Curieusement, nous avons pris ce passage avec beaucoup de décontraction pour ne pas en riant. C'est vrai ! L'effort réalisé l'a été avec une incroyable facilité. Les 10 % qui suivaient nous ont semblé déroulant. Mais tout cela n'a qu'un temps, bien évidemment, comme dirait Alain 1. Les jambes redeviennent lourdes, la fatigue commence à se faire sentir avec plus d'acuité, mais nous continuons car un défi est un défi, et nous ne sommes des mauviettes ! Non mais ! La mi-course est passée maintenant, et nous arrivons aux abords de Gourette. Instant de repos assez rapide afin de ne pas perdre le bénéfice de cette longue chevauchée. L'arrivée à Gourette est spectaculaire lorsque vous vous retournez pour voir d'où vous venez. A 100m, vous ne voyez que le haut de la tête du cycliste qui arrive. IMPRESSIONNANT ! Nous savons maintenant qu'il ne reste plus que 4 kilomètres avant le sommet du col. A mi-chemin, c'est le lieu dit des Crêtes Blanches que nous franchissons tranquillement, pente à 8 % seulement ! Et là, coup de théâtre ! La route est en encorbellement et notre regard plonge en contrebas dans la vallée inondée de soleil.Puis la route, dans une courbe toute pédagogique, nous fait découvrir ce qui semble être l'arrivée au col. Mais Eric, depuis Gourette, nous avait mis en garde contre ce mirage. "La route sera encore longue avant l'arrivée", nous avait-il seriné. Enfin, à force de courage et de ténacité, les derniers lacets nous conduisent au col avec une douceur et une prévenance tout à leur honneur. Le col se devine, mais pour y arriver, nous faisons des circonvolutions qui nous éloignent puis qui nous rapprochent. Dans l'antépénultième virage, nous nous trouvons nez à nez avec un groupe de chevaux au milieu de la chaussée. De beaux chevaux, vous pouvez en croire Alain 1 spécialiste de la question animale. Et puis nous voilà enfin arrivés ! Quelle joie et quelle fierté ! Le soleil illumine nos visages qui rayonnent du bonheur d'avoir été jusqu'au bout, d'avoir vaincu. Une auberge, encore ouverte à cette époque de l'année, nous accueille en nous offrant des places assises confortables face au soleil des Pyrénées, face au Balaïtous, 3146 m d'altitude,au Pic du Midi de Bigorre à 2865 m, et au Pic de Néouvielle qui culmine, lui, à 3095 m d'altitude. Au loin, cachés par des contreforts se nichent deux petits lacs que nous imaginons aisément, dont le lac d'Artouste. Le panorama est sans égal. Le spectacle, grandiose, est digne des plus beaux western, et d'une immensité difficilement traduisible. C'est une vue panoramique à 360 degrés sur toute la chaîne des Pyrénées. C'est encore la magie de ces mêmes Pyrénées que j' Aime, mais çà, vous l'aviez déjà compris. La fraîcheur de l'altitude nous a fait choisir un coin que l'on appelle "cagnard" chez nous en Provence. Vous savez ? Ce coin face au soleil à l'abri du mistral ! Ici, une légère brise et un fond d'air frais. Mais quel soleil ! Nous nous installons donc sur la terrasse, à côté d'un groupe de randonneurs du troisième âge, et nous commandons une bonne boisson chaude. Nous déballons notre repas de midi que nous avalons sans sourciller et avec un plaisir que nous ne pouvons nous cacher. Jacques, après Alain 1 et 2, va fureter dans la boutique. Dame ! Il est curieux de nature ! Mais il revient avec un petit couteau sur lequel est gravé : "col d'Aubisque". Il le montre aux deux Alain qui, ni une, ni deux, vont acquérir ce magnifique trophée. Il faut vous dire que les bergers du coin achètent ce couteau et qu'ils en sont fort contents. Par la même occasion, nous sommes aussi très heureux de cet achat. Avec Alain 1, il était décidé d'acheter un petit Opinel...
Tout en mangeant, nous devisons. Nous échangeons nos impressions et nous remercions chaleureusement notre capitaine pour son dévouement qui nous va droit au coeur, et son excellente compagnie tout au long de cette ascension. Nous parlons aussi avec un Monsieur, randonneur et cycliste, qui revenait de sa cueillette aux champignons. Des cèpes ! Fort gentiment, il nous les a montrés. Petite cueillette qui ne fournira que l'accompagnement d'une bonne omelette. Jacques en avait déjà la salive au bord des lèvres. Quel gourmand ! Tout a une fin ! Même les meilleurs moments ! (en l'occurrence, la halte repas et le repos tant attendu...). L'heure tourne et il nous faut penser au retour ! Alors, comme un seul homme, nous reprenons notre place sur nos vélos et entamons la descente en direction du col de Soulor (1035 m). Très belle descente. Des paysages de rêve et, comme un fait exprès, après toute descente, je vous le donne en mille, il y a la remontée. Pour passer de 1709 m à 1035 m, nous sommes descendus à moins de 1000 m pour avoir le plaisir de remonter ! Il faut vraiment être fou. Les jambes sont refroidies, les muscles ramollis et les articulations des genoux légèrement grippées. Heureusement, il n'y a que 3 kilomètres de remontée !!! Les premiers hectomètres furent avalés sans trop de peine. La suite fut plus une question de volonté et de courage (oui, encore) que de possibilités physiques. Mais là encore, nous avons triomphé. Somptueux moments que ces moments là, au sommet et au pied du panneau affichant le col. Oui, toujours ce sentiment de grande joie intérieure. Eric nous invite à ne pas trop tarder. Il nous indique le chemin que nous allons prendre. Descente, descente, descente !!!! C'est cet itinéraire qu'emprunte le tour de France. Nous croisons quelques cyclistes auxquels nous souhaitons bon courage et bonne route. Nous avons le sourire, et pour cause ! Ils montent, et nous, nous descendons. La vallée et les différents paysages nous ravissent les yeux. Nous sommes véritablement et pleinement heureux. La portion plate de la route arrive et, avec elle, les multiples "toboggans" ou "montagnes russes" qui doivent nous ramener au bercail.
Souvenez-vous de ce que je vous disais au départ de cette journée ! Je vous parlais du retour par le côté gauche du camping...et que cela montait avant de redescendre. Eh bien, à force de pédaler, nous y sommes parvenus à cette échéance ! Dans sa grande sagesse, Eric, toujours aux commandes pour imprimer une certaine cadence, avait volontairement réduit la vitesse. Il savait que nous allions souffrir !!! Le matin, il nous avait même raconté son expérience avec des copains dont certains étaient plus jeunes et plus fougueux. Eh bien, ils ont calé, ces jeunes, pour avoir été trop présomptueux. Nous connaissant, Eric a donc pris le parti de mener la danse en tête du peloton. Mais, depuis que nous roulons, qui d'entre-nous est passé devant ? Qui d'entre-nous a voulu faire son "malin" ? Personne. La présence d'Eric était un gage de bonne route et une assurance d'arriver au bout. Nous lui faisions confiance, et la suite des événements ne l'a pas démenti. Après donc plusieurs petites côtes, la dernière difficulté de la journée s'est présentée à nous. Au début, nous avons trouvé cela plutôt facile. Mais chaque tour de roue, chaque coup de pédale nous rapprochait du moment crucial, du moment fatal ! Aïe ! Dure dure la pente maintenant ! Alors, comme au début de l'ascension des cols, nous avons pris notre vitesse de croisière. Et un coup à gauche, un coup à droite, et ainsi de suite ! Si bien que, virage après virage, nous avons deviné la fin du calvaire ! Que nenni mon vieux ! Une petite accalmie, certes, mais seulement une petite accalmie. Le virage nous cachait la suite de la grimpette ! Pas un mot, pas une plainte, pas un râle, mais certainement des tas de choses dans la tête ! Je vous laisse deviner lesquelles ! Et puis l'apothéose ! Nous ne voyions plus la route ! "Malinus" ! C'est parce que c'est maintenant la descente. Nous nous redressons sur nos vélos, nous respirons profondément et nous entamons le retour. Hélas ! Pas plus de 300 m et nous étions à destination ! Quelle déception ! Une descente aussi courte pour des efforts si intenses et si longs ! Il n'y a pas de justice ! Alors, pour ne pas faire comme les autres, comme pour se venger, Jacques continue la descente, oh pas longtemps car il lui faudra remonter. Nous voilà enfin tous réunis, remplis d'une joie profonde et débordant de chaleur vis à vis de notre jeune et talentueux capitaine. Il n'y a pas de mots pour lui exprimer toute la gratitude qui nous envahissait. Ces conquêtes ? C'est grâce à Eric. Ces moments de fierté ? C'est encore grâce à Eric. Cette joie immense ? Nous la lui devons. Il nous a accompagnés, soutenus, galvanisés, conseillés, encouragés. Oui, ce fut une réelle et grande joie que d'avoir pédalé en sa compagnie. Tous les trois, nous te remercions du fond du coeur. Ton Père, Alain 2, peut être fier de toi.
Et nous voilà à nouveau sur le chemin du mobil home. Nous en avons dit des choses au cours de cette centaine de mètres qui nous séparait de notre "maison" ! Nous avons ressenti le même soulagement, la même impression que la veille en pénétrant dans cette pièce chauffée.
Votre attention s'il vous plait ! Ce soir, massage offert pour ceux qui le veulent ou ceux qui en ont besoin. Le massage du dos fait partie de l'offre. Alain 1 fut le premier sur la liste. Eric et Alain 2, discrètement appelés par Jacques sont venus se rendre compte des dégats. Alain 1 était partie dans les bras de morphée. Si vous ne me croyez pas, reportez-vous à la photo...
Au cours du repas, il a été décidé de ne faire que tourner les jambes le lendemain. Ce sera un départ de Nay avec une incursion à Lourdes. Merci à vous les copains. Vous me gâtez.
eek eek eek eek smile cool biggrin
Aïe ! Aïe ! Aïe ! J'ai oublié de vous parler de quelque chose de très important au cours de ce compte rendu. Je vous présente toutes mes excuses, et je consignerai ici les parties manquantes afin que vous n'ayez pas à rechercher dans le dédale des lignes précédentes les précisions et les oublis qui faisaient défaut.
Bref ! En peu de mots tout de même, voici de quoi il s'agit.
La quiétude du col d'Aubisque a été heureusement et joliement perturbée par un vol de grues, tout là haut dans le ciel. C'est la responsable de l'auberge qui nles a entendues puis montrées. Un grand et long panache en V qui filait droit vers le sud. Tout comme la petite chèvre de Monsieur Seguin, ce fut un râvissement général !
Et puis, pour parfaire le magnifique point de vue de ce col, toujours vers le sud, derrière le Balaïtous et le Néouvielle, on pouvait voir le Pic de Ger qui culminait à 2613 m. Il est vrai que la vue, depuis ce col, était tout à fait extraordinaire. Des lointains dégagés, un ciel d'un bleu immaculé, des sommets verdoyants, des praieries en altitude couvertes de cette verdure caractéristique des alpages. Les différentes zônes de végétation étaient fort bien marquées, grâce à la saison. Les différentes couleurs étaient mises en valeur par un généreux soleil. Oh oui, nous étions heureux de ce moment de répit ! Oh oui, nous nous délections de cette vue imprenable et grandiose. Merci à vous, mes chères Pyrénées de vous être ainsi montrées à votre avantage à mes amis. Ils ont été séduits par vous et ils sont déjà partant pour un nouveau séjour, pour d'autres vallées, d'autres cols et d'autres horizons. Nous savons cependant très bien qu'il nous faudra y mettre du notre pour avoir droit à ces instants magiques. Mais nous sommes prêts à faire le sacrifice de la douleur pour goûter à nouveau ces instants.
cool cool wink smile eek biggrin L'addenda est maintenant fermé. J'en viens tout naturellement à la fin de la soirée qui, comme la veille, s'est déroulée dans la narration des différents phases de la journée. Ce que nous avons ressenti, ce qui nous a marqué, les difficultés rencontrées au cours des ascensions, des efforts fournis mais de la joie d'être parvenus à nos fins. Une grande et immense joie intérieure nous envahissait, et Eric, heureux de nous voir heureux, gardait un silence respectueux. Il nous écoutait en souriant. Merci encore, capitaine, pour cette superbe randonnée.
Avant d'aller nous coucher, Alain 1 est sorti prendre l'air. C'est alors qu'il rentre, tout excité, en disant de nous taire et d'écouter. Nous entendons, subjugués, les cris que nous avions entendus en tout début d'après-midi, au col d'Aubisque. Ce sont les grues qui passent, au dessus de nos têtes. Et nous les avons entendues longtemps ! Bien malgré nous car il se faisait tard, nous sommes rentrés nous coucher. Bonsoir, les amis, et à demain 8 heures pour le petit déjeuner. Le départ est prévu pour 9 heures 30, avec le C Max et les vélos sur la remorque. Direction Nay. Bonne nuit à tous et à bientôt. Il est temps pour moi aussi de fermer les yeux.