Pyrenées 2009 Lundi 12 Octobre

Mais qui voilà donc ? Non pas le crieur public, mais le "raconteur" d'histoires. Je n'ose pas dire le troubadour car, en fait, il n'y avait pas de damoiselle à courtiser !
C'est donc l'histoire de trois empaillés, Alain 1, Alain 2 et Jacques. Oui, ils sont partis de bon matin avant le jour (chanson connue par les seuls parachutistes...), mais aussi la chanson : "trois empaillés, s'en allaient à la guerre, trois empaillés, s'en allaient à la guerre, et ri et ran, ran pa ta plan, s'en allaient dans les Pyrénées...Et pour commencer ce compte rendu, il me faut vous dire que, ...chut !... la séance commence ! Oyez, oyez braves lecteurs, la complainte des braves qui partent au combat ! Ne soyez pas surpris ! l'entrée en matière comporte quelques lignes d'introduction afin de vous mettre dans le bain. DONC !
Il était une fois,...es war einmal,...once upon a time.............
Avant de commencer ce compte rendu, il me faut tout d'abord vous relater les quelques heures qui ont précédé ce moment mémorable !
Lundi 12 octobre 2009, comme convenu la veille par téléphone, les deux Alain se pointent en bas de chez moi, votre serviteur, parce que la remorque ne pouvait pas les accompagner devant la porte de ma maison. Il va me falloir songer à trouver un refuge plus accessible afin de m'éviter, encore, les quelques 148.50 mètres qui me séparent du chemin carrossable. Non, ne riez pas ! Il y a bien 148.50 mètres depuis ma maison jusqu'au chemin carrossable. Je les ai parcourus plus d'une fois en vélo en ayant l'oeil fixé sur mon compteur. Les deux Alain me connaissent très bien ! Ils savent que je marche, ou plutôt que je roule au nombre de mètres parcourus....Je ferme la parenthèse et j'en arrive à cette arrivée sur le chemin. Je vous le donne en mille ! Il est 6h40 du matin, bien évidemment (dixit le Président) ! Nous étions convenus de 6h45 ! Fort heureusement pour moi, une fois n'est pas coutume, je me suis présenté un peu en avance, ce qui fait que je n'ai essuyé aucun reproche ! Les deux Alain, taisez-vous, car je sais, vous savez pertinemment que j'en aurai pris plein les oreilles si je n'avais eu ne serait-ce qu'un soupçon de retard ! Bref ! Comme les vélos et les sacs avaient été rangés la veille chez Alain 2, je n'ai eu qu'à monter dans le C Max de Alain 1. Connaissant la fragilité de mon estomac en voiture (mais en était-ce bien une de voiture, ce C Max ?), Alain 2 m'a offert sa place devant, vous savez ? Celle du passager avant plus connue sous le nom de PLACE DU MORT ? Oh ! je n'ai pas fait la fine bouche ! Et nous voilà partis pour les Pyrénées, tant attendues, tant désirées et tant aimées (par moi, car les deux Alain ne les connaissaient pas). Une grande parenthèse supplémentaire pour vous dire que le C Max a remplacé le 4x4 Range Rover qui venait de rendre l'âme. Alain 1, notre Président, a pensé à nous en achetant sa nouvelle acquisition. Il a même demandé une boule d'attelage ! Dame, il fallait bien pouvoir tirer la remorque ! Merci donc à toi Président pour cette pensée qui t'honore. Nous savons que Catherine, Madame Alain 1, en a "souri"...Merci aussi à Raymond pour une remorque digne de ce nom. Nous l'étrennions ! Quelle réussite ! Merci encore car elle est fonctionnelle, belle, pas commune et parfaitement adaptée à nos sorties.
Voilà la fin de cette grande parenthèse.
Tout au long de la route, nous avons "devisé" de choses et d'autres tout en constatant la grande souplesse et le confort de ce nouveau véhicule. Une halte pipi et boisson chaude, et nous reprenons la route. Le temps passe, mais le soleil aussi. En effet, comme très souvent, c'est aux abords de Castelnaudary que le temps se met à la pluie. Et cela n'a pas manqué ! Mais nous sommes restés sereins car nous avions regardé la météo qui prévoyait trois jours de beau temps sur les Pyrénées. Nous étions à l'abri et la ciculation était fluide. Comme le petit-déjeuner avait été pris tôt le matin, et pour cause, nos estomacs se sont rappelés à notre bon souvenir aux alentours de midi, midi trente. La pluie drue avait cessé. Un fin crachin subsistait. Qu'à cela ne tienne ! Nous avons déjeuné debout autour d'une table et nous avons réussi à passer entre les gouttes. Oui, c'est la "vérité vraie !"
Le rendez-vous avec Eric, fils de Alain 2, et capitaine de route pour ces trois jours pyrénéens, était fixé vers les 16h à Gan. Nous y étions à 14h30 environ. Eric, prévenu par téléphone devait alors nous rejoindre sur le lieu d'hébergement, à Louvie-Juzon. A Gan, nous avons fait les achats en prévision des trois jours (en fait, surtout pour le matin et le soir, puisque nous partions pour la journée en vélo). Dans le magasin, un Monsieur, disons plutôt un jeune homme, engage la conversation à cause de nos vélos remarqués sur l'aire de stationnement... :  "Ah, je vois que certains sont équipés en Continental, c'est très bien à cette époque de l'année. Moi, je n'ai pas encore changé, mais cela va bientôt se faire. J'ai aussi remarqué de beaux vélos, Canondale, Lapierre, Orbéa. Bien ! Si vous devez rester quelques jours, je vous conseille telle balade, et puis telle autre. Surtout, ne manquez pas l'ascension du Spandelle. De toute manière, quelque soit le col, vous aurez des panoramas magnifiques sur l'ensemble de la chaîne des Pyrénées". Je saute la suite qui n'a pas surpris Madame, restée à l'écart et qui a convenu qu'elle était habituée. Et voilà le départ de notre aventure, toute en théorie et en promesses de belles randonnées.   cool wink biggrin smile
Nous avons donc quitté Gan en direction de Louvie-Juzon. Après un parcours sans encombres, nous sommes arrivés au camping réservé par Eric. (Rappelez-vous que le camping se situe à la sortie de Louvie-Juzon après plus de 400 bons mètres de grimpette !). Un mobli-home spatieux nous y attendait : 2 chambres à 2 lits, une avec 1 grand lit, salle de bain avec douche, toilettes, cuisine aménagée, salle de séjour attenante suffisamment grande pour nous recevoir tous les 4. Nous avons donc pris nos quartiers. C'est à ce moment qu'Eric nous a rejoint. Quel plaisir d'être accueilli par un jeune quadra, plein de joie et d'énergie, capable de rester avec trois anciens, pendant trois jour, à la découverte des Pyrénées, donc avec la certitude de nous voir souffrir, tirer la langue, suer ! Mais nous n'avons rien dit malgré quelques grimaces expressives bien compréhensibles. mais cela, c'est une autre histoire que vous lirez plus loin.
Il est temps pour nous de préparer le repas du soir afin d'être d'attaque le lendemain pour l'ascension du col du Pourtalet...Repas jovial bien consistant pour emmagasiner des réserves qui nous serons très utiles. Les langues allaient bon train, "diable" ! nous n'étions pas encore sur nos vélos ! Et puis ce fut l'heure du coucher. Comme il se doit entre gens raisonnables, la grande chambre fut laissée au Président. Eric et son père ont pris une des deux chambres à deux lits, et moi, la seconde. Bonne nuit, les amis, et à demain matin. Départ à...........10 heures ! Eh oui, il fait troid dans les Pyrénées, au lever du soleil ! De toute manière, nous avions la journée pour l'ascension, environ 90 kilomètres...Alors, encore bonne nuit, faites de beaux rêves et à demain.